code switching

Code switching – une menace ou un développement enrichissant ?

Le code-switching (l’alternance codique) désigne le passage d’une langue à une autre dans une même conversation. Par exemple : « Cette fête a l’air fun, let’s go ! ».

Comme vous aurez remarqué, le recours aux mots anglais s’est répandu ces dernières années en France, notamment parmi les jeunes qui veulent donner un aspect « cool » et cosmopolite à leurs discussions quotidiennes.

De nos jours, les nouveaux termes se répandent comme une traînée de poudre grâce aux réseaux sociaux. Il n’est donc pas étonnant que les anglicismes comme « friend-zone » soient utilisés partout dans le monde ; ils deviennent partie du langage de la jeunesse avant qu’on ne puisse créer une traduction.

Également, le glissage de mots étrangers dans sa langue maternelle est courant dans les communautés bilingues telles que les hispaniques installés aux USA. L’image ci-dessous illustre ce phénomène.

codeswitching

Prenons l’exemple de « Hay que mopear en la kitchen » (Je vais passer la serpillière dans la cuisine). « Mopear » est un mot inventé qui fait allusion au verbe anglais « mop » (passer la serpillière). A la place de « cocina » (cuisine), le locuteur se sert directement de la traduction anglaise, « kitchen » tout en gardant l’article défini provenant de l’espagnol, « la ». C’est un bon exemple d’alternance codique – le glissage de la langue anglaise dans une phrase plutôt espagnole (d’un point de vue grammatical – « voy a » au lieu de « I am going to »).

Si on a de fortes compétences linguistiques, on peut pratiquer le « code-switching » sachant qu’une langue possède des mots ou des expressions qui n’existent pas dans l’autre. Un exemple serait le recours au mot anglais « awkward » ; celui-ci est difficile à traduire en français car il possède des subtilités que les adjectifs « difficile » et « gênant » ne réussissent pas à transmettre.

Est-ce que le code-switching représente une menace à la langue française ? Nous dirions que non. Les mots étrangers peuvent s’avérer très utiles dans un monde globalisé où la communication et le commerce ne connaissent pas de frontières.

Marketing, brainstorming, briefing… la liste d’anglicismes est sans fin ! Pourquoi alors mettre des barrières à la langue ? Le fait d’utiliser des expressions étrangères ne signifie pas forcément que l’on ne sache pas parler français. En fait, l’alternance codique est plutôt une preuve d’internationalisme et d’ouverture d’esprit, la reconnaissance d’une autre langue et d’une autre culture au-delà de la sienne.

Catégorie : Comprendre

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